
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
Main basse sur l'école
Démopolis, 2008

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Quelques centaines de manifestants, 250 selon la police et 500 selon les organisateurs, ont défilé samedi matin
dans le Val-de-Marne, entre Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine, pour dénoncer "la casse de l'éducation", a constaté une journaliste de l'AFP.
Les manifestants, rassemblés à l'appel de la fédération départementale de
parents d'élèves FCPE et de syndicats d'enseignants, ont marché dans un froid glacial derrière une banderole où était écrit: "l'égalité des droits, c'est l'école pendant
l'école".
"Les avancées obtenues sont des faux-semblants car la réforme du lycée est
simplement reportée d'un an et si 1.500 enseignants en "Rased" (spécialistes des élèves en difficulté, ndlr) ne sont pas supprimés, ces postes seront supprimés ailleurs", a déclaré Alain Buch,
responsable départemental de la FCPE.
"La mobilisation reprend après les vacances sur une phase
ascendante car le mécontentement est là", a-t-il ajouté.
De nombreux enseignants s'étaient joints à la manifestation, comme Cécile
Jaume, enseignante en maternelle à Vitry-sur-Seine, où ont eu lieu vendredi soir des veillées dans trois écoles. "Il ne faut aucune suppression de postes, nous refusons la politique globale de
casse de l'école", a-t-elle dit, prenant en exemple "les fermetures des IUFM" ou encore "la menace sur les remplacements en-dessous de 15 jours d'absence".
Pierre Gosnat, député-maire PCF d'Ivry, a dénoncé les 13.000
suppressions de postes en 2009 et réclamé "plus de moyens pour l'école".
"C'est tout à fait possible, la marge de manoeuvre du gouvernement est
considérable", a-t-il assuré, "le fait que le budget 2009 soit voté n'a pas empêché le gouvernement de trouver des milliards pour les banques".
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