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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 12:45

 

Un soleil radieux baignait ce matin la Porte de Versailles. Ha bon, cela ne se voit pas sur la photo ? Certaines images sont trompeuses… Car en réalité, à midi, un micro-climat régnait au quatrième étage du bâtiment 7, où Luc Chatel donnait sa conférence de presse, juste après avoir inauguré le salon de l’Education.

 

Pensez donc : le ministre a « fait une annonce », une vraie, une comme on en donne rarement à la presse, surtout lorsque l’on est ministre de l’Education, que les caisses sont vides et que la fin du mandat présidentiel approche. Il ya de quoi voir la vie en rose.

« Nous avons décidé au 1er février 2012 de passer la barre symbolique des 2 000 euros brut pour les premiers salaires des enseignants. En 2007, ce salaire était de 1 690 euros. Il s’agit d’une augmentation de 18 % au cours de la mandature. Le président de la République s’y était engagé. L’engagement est tenu », a-t-il déclaré.

2000 euros brut, ce n’est pas rien. Certes, cela ne fait que 110 euros de plus que le salaire actuel, qui s’élève à 1890 euros. Mais le chiffre marque. C’est rond, c’est facile, ça fait tilt. « Quel pays au monde peut se vanter d’en faire autant? Beaucoup en Europe baissent le salaire de leurs fonctionnaires. Nous faisons l’inverse car nous croyons en l’avenir de notre école et nous voulons valoriser le travail des enseignants » a aussi insisté Luc Chatel.

 

107 000 débutants devraient être concernés par cette disposition. « Nous n’étions absolument, pas au courant de cette nouvelle mesure », confie la secrétaire générale de la FSU.

 « La rumeur courait que le ministre allait effectuer une annonce, mais, au vu du contexte actuel et de la décision des syndicats de lancer un appel à la grève pour le 15 décembre, afin de dénoncer les évaluations, nous pensions plutôt que cela concernerait ce dernier sujet. La pétition que nous avons ouverte contre ce projet a déjà rassemblé 25 000 signatures en 3 jours : cela vaut tout de même la peine d’être entendu… », poursuit Bernadette Groison.

« Mais il a préféré viser un effet d’annonce, qui jette un écran de fumée sur les véritables réformes qui s’imposent, comme la formation initiale ou la situation dans les ZEP, dont il se garde bien de parler.

 

Aider les jeunes qui débutent, c’est trés bien et tant mieux pour eux. Mais des questions se posent : qu’en est-il de tous les autres? Car finalement, cette mesure ne concerne qu’un enseignant sur huit! Et les 700 000 autres? Le ministre affirme qu’il honore ainsi la promesse du candidat Sarkozy (à relire ici * et en bas de post), mais en réalité, il ne s’intéresse qu’à une partie des collègues. Pour nous, le compte n’y est pas.

 

Cette mesure coûte  environ 72 millions d’euros à l’État. Mais ce n’est pas si cher que cela : à titre de comparaison, les heures supplémentaires sont chiffrées à 1,2 milliards d’euros!

 

Cette mesure surprise est électoraliste. Ce n’est pas ainsi qu’il rendra le métier plus attractif. Mais cela donne l’impression à l’opinion publique que l’on fait quelque chose pour les profs ».

  

Le SE UNSA, quant à lui, remarque que ces nouvelles mesures de revalorisation des jeunes enseignants « prendront fort opportunément effet en mars 2012, à la veille des élections présidentielles ».

Et que cette hausse de salaire des stagiaires aboutit à un « salaire d’entrée dans le métier atteignant tout juste 1600 € nets. Il reste toujours très largement inférieur à celui de leurs voisins européens ».

Pour le syndicat, ces annonces apparaissent comme « un contrefeu à la mobilisation syndicale unanime ».

Elles ne remettent en rien en cause la grève du 15 décembre.

 

 

(*) Pour mémoire, voici le passage du discours du candidat Nicolas Sarkozy, le 2 février 2007 à Maison-Alfort :

« Je sais quelle a été depuis 25 ans la dégradation de leurs ["tous ces professeurs, ces instituteurs"] conditions matérielles et morales. Je sais combien leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail se sont dégradés. Je sais combien ils sont démoralisés d’avoir le sentiment qu’on  ne les respecte pas, et qu’on les abandonne à leur sort sans moyen et sans direction. Ils ne doivent pas être les boucs émissaires des faiblesses de l’école. Je m’engage si je suis élu à leur rendre la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle ».

Dans sa Lettre aux éducateurs, rendue publique le 4 septembre 2007, celui qui était devenu Président réitérait sa promesse. « La revalorisation du métier d’enseignant sera l’une des priorités de mon quinquennat », affirmait-il. « J’ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d’achat, se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devenait plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail. »

A noter que le tout jeune Président précisait déjà son souhait de réduire le nombre d’enseignants et de réinjecter les moyens dégagés dans la revalorisation des carrières. « Il s’agit d’être plus efficace, non de rationner ».

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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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