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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 07:18

Rassemblement des Enseignants, lycéens et parents devant l'Hotel de Ville de Trappes


Mobilisation réussie
. Jeudi 15 mai une majorité d'enseignants étaient en grève : 63% dans le primaire et 55% dans le secondaire selon la Fsu (46 et 33 selon le ministère). Les enseignants étaient nombreux dans les cortèges. On a compté de 18 à 55 000 personnes à Paris, 12 à 30 000 à Rennes ou Marseille, 7 à 15 000 à Grenoble, 6 à 10 000 à Toulouse, au total près de 300 000 manifestants.

 

L'ancien ministre J. Lang s'est "réjouit de la puissance du mouvement de protestation". La puissance du mouvement était suffisante pour que les lycéens de l'Unl restent dans le mouvement. "Nous sommes conscients que le baccalauréat approche et que les lycéens de terminale et de première vont entrer en phase de révision…. Nous verrons ce soir si nous appelons à une prochaine date de manifestation, mais il est hors de question de déposer les armes" a déclaré F. Lecoultre au Monde. Sur son site, l'UNL annonce que "en l'absence de réponse sur les suppressions de postes, les lycéens sauront prendre leurs responsabilités aux côtés de la communauté éducative, et profiter des nombreuses dates de mobilisation du mois de mai pour faire entendre leurs exigences". La Fidl "reste mobilisée" mais sans plus pour le moment.

 

A cette mobilisation, le gouvernement a décidé de répondre par un coup de force. Dans un communiqué, le président de la République annonce qu'il a  demandé au Gouvernement "de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles…  Le projet que je demande au Gouvernement avant l’été prévoira qu’en cas de grève les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l’avance, simplement pour que précisément l’accueil des enfants puisse être organisé…  Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d’accueil mais dont je précise que la charge financière sera assurée par l’Etat". N/ Sarkozy estime que "le droit de grève c’est un droit garanti par la Constitution. Mais le droit au travail pour les familles qui n’ont pas les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti".

 

Et ce n'est peut-être pas fini. Le Figaro donne à entendre que X. Darcos pourrait s'attaquer aux décharges statutaires (heure sde 1ère chaire, de laboratoire etc.) ce que Robien avait fait. Pour le quotidien, on pourrait "généraliser la transformation de certaines décharges en heures supplémentaires". L'éditorialiste du Figaro dénonce "le gaspillage (qui) tient lieu de mode de gouvernance".

 

Les syndicats réagissent. Pour le Sgen-Cfdt, "En intervenant uniquement sur la question du service minimum et non sur les raisons de la crise, à savoir les suppressions de postes et les programmes scolaires, le Président de la République joue la carte de la provocation. Le Sgen-CFDT rappelle son opposition totale à la remise en cause du droit de grève". Pour le Snuipp, "le chef de l'Etat n'apporte aucune réponse aux inquiétudes et aux attentes exprimées par les enseignants et les parents en matière de moratoire pour les programmes de l'enseignement primaire, de politique éducative et budgétaire. Le ministre de l' Education Nationale, quant à lui, persiste dans son  refus de tout dialogue social. Devant cette provocation et cette absence de réponses, le SNUipp appelle à nouveau les enseignants des écoles à poursuivre et amplifier les actions engagées". Luc Bérille du Se-Unsa relève que "le chef de l'Etat n'a pas un mot pour les revendications des enseignants".

 

On attend maintenant les réactions des maires. En effet 9 communes sur 10, y compris donc souvent des municipalités UMP, avaient refusé le service minimum. L'association des maires de France avait même invité les maires à le faire en arguant des risques liés à ces garderies.  Le maire de Paris, B. Delanoë estime la mesure inconstitutionnelle. "Comment accepter que l'Etat puisse, pour les écoles, transférer vers les communes les responsabilités qu'il a en tant qu'employeur ? Imposer une telle mesure est contraire à la libre administration reconnue aux communes par la constitution" a-t-il déclaré à l'AFP. L'affaire pourrait donc prendre une tournure politique.

 

Dès maintenant, la FSU appelle à de fortes mobilisations le 18 et le 24 mai. Elle pourrait être rejointe par d'autres organisations.

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Published by sauvons l'école - dans News
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